Toutes les questions que vous vous posez sur l’allaitement

Voici une liste des questions les plus fréquemment posées, en matière d’allaitement, sachez que la règle est…qu’il n’y a pas de règle rigide et standardisée. Il existe de grandes différences entre les individus car chaque binôme mère-enfant est unique.

Vous pouvez nous soumettre vos questions sur notre formulaire de contact. Nous vous répondrons et votre question intégrera peut-être cette FAQ.

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FAQ

Quelle est la bonne fréquence des tétées ?

Les professionnels de l’allaitement préconisent le sein à la demande du bébé, de sorte que c’est votre bébé qui imposera son rythme de tétées en fonction de ses besoins, et non l’inverse avec la règle de « toutes les 3h ».

Au début, les nourrissons peuvent téter 8, 10 ou plus de tétés par jour. Le lait maternel est plus digeste que les laits de synthèse, il se digère d’autant plus vite et demande donc un nombre de tétées plus fréquentes. Ces tétées fréquentes permettent par ailleurs de bien démarrer et mettre en place votre production de lait, réguler les quantités en fonction de votre bébé et d’entretenir votre lactation. Au fil des mois, votre bébé espacera tout seul la fréquence des tétées au fur et à mesure que son estomac grandira.

Quelle est la durée d’une tétée ?

Encore une fois, la durée de la tétée est propre à chaque enfant. Si certains prennent leur ration en 20 minutes, d’autres mettent 1 heure entrecoupée de pauses, et on a vu des enfants prendre leur tétée en 5 minutes chrono !

L’essentiel est que votre bébé prenne le même sein au cours d’une tétée car la composition du lait est différente en début et en fin de tétée : sucré et aqueux en début de tétée pour hydrater bébé, le lait est plus riche en graisse en fin de tétée pour le nourrir, et le repaître. C’est d’ailleurs quand il est repu qu’il s’endort et que vous saurez qu’il a suffisamment tété. Faites confiance à votre bébé.

Comment puis-je être sure de mon lait ?

Les pesticides sont présents dans notre environnement et s’ils se retrouvent malheureusement également en très faible quantité dans le lait maternel, ce dernier reste de loin le meilleur aliment pour les nourrissons, et ce, même atteint par des polluants comme la dioxine, comme le montrent des recherches récentes.

Pour réduire le risque de pollution du lait maternel, des gestes simples peuvent être adoptés : laver soigneusement ses fruits et légumes pour essayer d’éliminer un maximum de résidus de pesticides, manger des fruits et légumes issus de l’agriculture biologique, éviter d’utiliser des insecticides, des solvants, des peintures ou des pesticides.

Quelle hygiène pour mes seins?

S’il convient de se laver les mains avant chaque tétée dans la mesure du possible, une toilette quotidienne suffit en revanche à assurer une bonne hygiène de vos seins et nul besoin de les nettoyer avant chaque tétée car votre bébé a besoin de reconnaître votre odeur.

Evitez les nettoyages agressifs et répétés qui peuvent conduire à des dessèchements et des crevasses, adoptez plutôt des compresses de coton pour les garder au sec entre chaque tétée. Autre méthode qui a fait ses preuves pour prévenir l’apparition de crevasses, vous pouvez masser vos mamelons avec quelques gouttes de votre lait : ses vertus antiseptiques préviennent des infections. Enfin, vous pouvez trouver des crèmes à la lanoline à appliquer à la fin de la tétée et que vous n’avez pas besoin d’enlever avant la tétée suivante pour hydrater et assouplir votre peau, voir notre chapitre « Crevasses ».

J’ai un rhume, une grippe ou une angine, dois-je arrêter d’allaiter ?

Absolument pas !

En allaitant votre bébé, vous l’avez déjà exposé à ce virus ou cette infection bénigne avant même que vous ne ressentiez les premiers symptômes, votre organisme produit alors des anticorps que vous transmettez à votre bébé et qui le protègent de l’infection. Quand bien même il serait malade, il aurait déjà reçu vos anticorps via votre lait, et en serait d’autant mieux armé pour combattre la maladie.

En revanche, certaines affections graves peuvent se transmettre par le lait maternel, c’est le cas du virus du sida qui a 5% à 20% de risque d’être transmis au bébé (voir notre chapitre « Contre-indications à l’AM »).